Une Minute Gratuite

Une Minute Gratuite est la version française de One Free Minute. Cet effort est né d’une simple question : « Qu’arriverait-il si la communication du discours sur de longues distances rendue possible grâce aux téléphones cellulaires et aux lignes téléphoniques était reliée à l’espace public ? Depuis, c’est devenu une étude du discours public, une exploration de la façon dont la technologie affecte la communication humaine (à la fois positivement et négativement), une sculpture de fibre de verre, un site Internet, un lot de lignes téléphoniques et de bandes passantes, des archives contenant plus de 1000 messages, etc.

L’intention avec Une Minute Gratuite était avant tout d’examiner comment le discours public s’est transformé avec la technologie. Les technologies de la communication, et spécialement les téléphones cellulaires, ont transporté l’espace privé dans la sphère publique, mesurant les interactions humaines en facturation à la minute. Une Minute Gratuite inverse cet aspect de la technologie en l’utilisant plutôt pour briser le paysage sonore de l’espace public avec des interventions spontanées, improvisées et anonymes. Au lieu de laisser les corporations nous dicter comment communiquer dans l’espace public, Une minute gratuite permet aux individus de prendre contrôle de l’espace public durant une minute.

Un autre objectif que nous avons avec Une Minute Gratuite est de faciliter l’expression personnelle anonyme dans les lieux publics. Partout, les gouvernements sont de plus en plus curieux de savoir qui a dit quoi, quand et où. Une minute gratuite jette un peu de flou sur le « qui » et le « où », permettant par exemple aux activistes de parler sans crainte de représailles, au besoin.

Une Minute Gratuite, c’est aussi une façon de faire de l’art qui transcende les limites étroites de la production artistique destinée au réseau des galeries et centres d’exposition. Une Minute Gratuite tente plutôt d’amener l’art dans la rue, de transformer les spectateurs passifs en participants actifs en leur permettant de prendre une plus grande part au développement de l’œuvre.